La Porte royale de la Citadelle orangée contre les violences faites aux femmes


Depuis le 25 novembre, la Porte royale de la Citadelle d’Arras est illuminée en orange, pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles. La Communauté Urbaine d’Arras se mobilise depuis de nombreuses années pour prévenir ces violences, éloigner les auteurs et éviter la récidive, et accompagner les victimes pour faire valoir leurs droits et se reconstruire.

Sous l’égide de l’Organisation des nations unies, le 25 novembre est devenu la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, « l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. » La couleur orange de cette journée internationale symbolise un avenir meilleur, sans violence.

En solidarité et sur proposition du club service féminin Soroptismist d’Arras, la Communauté Urbaine d’Arras, ainsi que la Ville d’Arras, illuminent en orange la Porte royale de la Citadelle et le Beffroi, monuments au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le Club Soroptimist d’Arras compte une vingtaine de femmes actives. Il œuvre au service des femmes et des enfants sur les thèmes de la santé, de l’éducation, de l’environnement, du leadership-autonomie et contre les violences, tout au long de l’année.

En réseau et en partenariat, la Communauté Urbaine d’Arras coordonne sur son territoire les dispositifs et les acteurs, pour répondre dans sa globalité à la problématique des violences conjugales et intrafamiliales.

La Communauté Urbaine d'Arras, pilote du Home des Rosati depuis 12 ans

Il y a un an, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, le Grenelle des violences faites aux femmes rendait ses conclusions, en montrant en exemple le Home des Rosati. La Communauté Urbaine d’Arras pilote ce dispositif. Fin octobre, le Home des Rosati a reçu le soutien du Gouvernement en étant reconnu parmi les 16 premiers centres de suivi et de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA), dispositif national qu’il a lui-même inspiré.

Une travailleuse sociale au commissariat et en gendarmerie

La Communauté Urbaine d’Arras finance un poste d’intervenant social en commissariat depuis 2003, élargi à la gendarmerie depuis 2009 :

  • Une mission d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des victimes,
  • En moyenne chaque mois entre 25 et 30 situations de violences, de conflits conjugaux lors d’une séparation, d’agressions sexuelles, de difficultés avec l’enfant, ainsi que de problématiques de logement ou de santé,
  • Plus de 80 % des victimes sont des femmes,
  • Une prise en charge complétée depuis dix ans par le financement d’une psychologue au sein de l’association France Victimes 62.

Pendant la période de confinement, le télétravail n’a pas été un frein dans la prise en charge et le lien avec les partenaires a été un réel moteur. Cette période a été optimisée pour reprendre contact avec d’anciennes victimes. Le nombre de saisines a été plus important en juin, au moment du déconfinement.

Le Point d’accès au droit, une porte d’entrée pour les femmes victimes de violences

La Communauté Urbaine d’Arras dispose du Point d’Accès au Droit, implanté à Saint-Nicolas-lez-Arras. Ce lieu permet d’accompagner des femmes victimes de violences conjugales et de les orienter vers les permanences du CIDFF et France Victimes 62. Ces deux associations reçoivent des financements de la Communauté Urbaine d’Arras :

La Communauté Urbaine d’Arras se réjouit également d’autres initiatives sur son territoire. Le Coin familial vient d’ouvrir un accueil de jour anonyme, Place de la Préfecture à Arras, offrant la possibilité de temps de pause pour les victimes.

Numéros utiles en cas de violences conjugales