Le plus gros chantier de voirie de l’année, pour une ville apaisée   Mise à jour récente !


En parfaite coordination avec la ville d’Arras, le chantier du secteur de la rue Saint-Maurice répond à son souhait d’apaiser la circulation, pour tous les modes de déplacements. Plus important chantier de voirie du territoire pour cette année, il a été lancé fin février et se poursuit selon le calendrier prévu. La rénovation des réseaux d’eau potable et d’assainissement y est d’ailleurs déjà terminée.

[Article réalisé par deux élèves de terminale option InfoComm au lycée Baudimont d’Arras, avec la participation du service communication de la Communauté Urbaine d’Arras dans le cadre d’un atelier « Semaine de la presse et des médias à l’école. »]

Améliorer le cadre de vie, apaiser la ville et faciliter les mobilités douces sont les objectifs de la mise en chantier des rues du Vert Soufflet, du refuge de Marœuil, du Bloc, du Larcin et Saint Maurice. La Communauté Urbaine d’Arras se charge des travaux concernant l’assainissement, l’eau potable et la remise en état de la voirie. Le chantier a été préparé plusieurs mois avant, en étroite collaboration avec la Ville d’Arras. En coordination, celle-ci en profite pour effacer les réseaux aériens, ce qui améliorera également le « visage » de ce secteur ancien de la commune.

Le chantier a débuté le lundi 22 février. La circulation est modifiée selon ses avancées. Elle sera fermée rue du refuge de Marœuil aux horaires des entrées et sorties des écoles afin de renforcer la sécurité aux abords de Paul Bert. Des déviations sont logiquement mises en place.

Première phase terminée

Prévu initialement à l’été 2020 et attendu par les riverains, le chantier avait été reporté en raison du déclenchement de la crise sanitaire. Désormais, ces contraintes n’ont plus d’impact sur le calendrier, dont la première phase est terminée. Elle concernait la rénovation et la simplification du réseau d’eau potable ainsi que des réparations ponctuelles sur celui des eaux usées, assez ancien. Ces interventions se faisaient de plus en plus pressantes. Plus de 400 mètres de tuyaux ont été renouvelés. Des interventions peuvent avoir lieu chez les habitants, par exemple pour renouveler certains branchements d’eau potable. L’investissement pour l’eau et l’assainissement est d’environ 215 000 €.

Partie voirie à partir du lundi 3 mai

Pour le déconfinement de l’an dernier, le secteur est devenu une zone de rencontre limitée à 20 km/h. Identifiée par de simples panneaux et un marquage, elle le sera pleinement par son réaménagement complet. La chaussée sera sur un seul niveau, faisant disparaître les trottoirs et leurs bordures pour mieux partager l’espace public. Celui-ci sera plus accessible à tous, dont les personnes à mobilité réduite. Le sol sera en béton désactivé, avec caniveau central. Du pavage en pierre naturelle sera posé le long des façades, ainsi que sur la place Quincaille.

La végétation fera son agréable apparition. Des plantations encadreront le stationnement qui sera organisé en chicane afin d’apaiser la circulation. Plusieurs arbres seront plantés devant l’école Paul-Bert. Par ailleurs, les habitants qui le souhaitent pourront jardiner une petite bande de terre en pied de façade, dans le cadre d’une convention avec la Ville d’Arras. Cette partie voirie de la transformation du secteur, pour un investissement de 1,4 millions d’euros, démarre ce lundi 3 mai. L’objectif est que tout soit terminé en fin d’année.

Pierre naturelle, béton désactivé, végétalisation : l’aménagement sera de qualité. Vue projet droits image Ville d'Arras

Réseau de chaleur étendu

Le réseau de chaleur de la Communauté Urbaine d’Arras est étendu. Depuis la place Quincaille, 80 mètres de tuyaux calorifugés ont été posés rue du Vert Soufflet afin de desservir le lycée professionnel privé Saint-Charles. Le réseau de chaleur opéré par #Dalkia répond aux besoins en chauffage des bâtiments importants : logements collectifs, établissements scolaires, administrations. Il est alimenté en majorité par la chaufferie biomasse, ce qui permet chaque année d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 10 000 tonnes de CO2.

Riverains informés des évolutions

De nombreuses personnes sont impactés par ces importants travaux. Notamment les élèves et les personnels de l’école municipale Paul Bert, ainsi que du collège Saint-Vincent et du lycée professionnel qui font partie de l’Ensemble Baudimont. Ces établissements sont au cœur du chantier. Pour connaître ses évolutions, un panneau d’information en plexiglas installé devant le portail de l’école Paul Bert est mis à jour régulièrement. Les habitants concernés avaient été prévenus du démarrage de l’opération dès la mi-janvier. D’autres adaptations sont nécessaires, comme pour le ramassage des ordures ménagères. Des points de collecte ont ainsi été mis en place à différents endroits en coordination avec le Smav.

Texte : Anatole Ternaux, Livio Tedeschi