Le futur pôle nautique est dévoilé


Un très bel équipement a été dessiné pour les sportifs de l’ASL canoë-kayak de Saint-Laurent-Blangy. La Communauté Urbaine d’Arras installera le futur bâtiment du pôle nautique sur l’ancien port fluvial. Elle poursuit ainsi la reconversion du Val de Scarpe. Le pôle nautique fait partie des sept sites du territoire à être agréés pour devenir centre de préparation aux Jeux olympiques de Paris.

Le projet de futur pôle nautique est choisi. Le bâtiment sera construit par la Communauté Urbaine d’Arras qui en sera propriétaire. Il sera occupé par le club de canoë-kayak de Saint-Laurent-Blangy dont les locaux actuels ne sont plus adaptés. En bordure du bassin d’eau plate de la Scarpe, propriété de la Communauté Urbaine d’Arras qui en assure l’entretien, l’équipement sportifs facilitera l’entraînement des céistes et kayakistes, ainsi que l’accueil de compétitions au plus haut niveau. Frédéric Leturque, président de la Communauté Urbaine d’Arras, affirme l’inscription de cet équipement dans la phase 2 de reconversion du Val de Scarpe : « La Communauté Urbaine d’Arras assure l’aménagement cohérent de la Scarpe d’Acq à Rœux. La réalisation du pôle nautique est en plein cœur du Val de Scarpe 2 entre Arras, Saint-Nicolas-lez-Arras et Saint-Laurent-Blangy. » Maire de cette commune, Nicolas Desfachelle, a rappelé l’ancienne vocation industrielle de cette partie de l’agglomération. Il souligne l’importante prise en compte de la question énergétique et des usages : « Le bâtiment du pôle nautique sera à énergie positive. Il y a eu un échange permanent entre la Communauté Urbaine d’Arras et les futurs utilisateurs du pôle nautique. Ils l’ont conçu ; l’architecte l’a mis en image. » Alain Cayet, maire de Saint-Nicolas-lez-Arras et vice-président aux finances, apprécie la qualité du projet : « Ce bâtiment proposera de beaux espaces, de belles ambiances, de la clarté. »

Le pôle nautique, perspective entrée côté rue. Visuel projet, droits Avantpropos architectes

Préparation du chantier en septembre prochain

29 dossiers avaient été présentés au jury du concours. Celui-ci a été remporté par l’agence lilloise Avantpropos architectes. Le projet tourné vers l’eau s’inscrit parfaitement dans son environnement. Une grande terrasse offrira une vision complète sur le bassin d’eau plate. Le bâtiment administratif et sportif comptera 820 m2 de surface sur deux niveaux. Il sera doté d’une « tour de contrôle » permettant de réaliser les courses. Des hangars à bateaux et ateliers, ainsi que des abris pour bateaux, sont prévus. Un aménagement paysager extérieur et du stationnement compléteront le pôle nautique. Après lancement des appels d’offre et choix des entreprises, la préparation du chantier devrait être lancée en septembre prochain. Avec l’objectif d’être pleinement opérationnel pour s’inscrire dans l’héritage des Jeux olympiques à Paris, la fin du chantier est envisagée pour novembre 2022.

Bâtiment à énergie positive

Le bâtiment sera bioclimatique, avec une bonne inertie thermique. Orienté pour profiter au mieux des apports de lumière naturelle, il comptera des panneaux solaires pour la production d’eau chaude qui sera consommée sur place. Les solutions techniques mises en œuvre permettent d’atteindre la performance « énergie positive » : le pôle nautique produira plus d’énergie qu’il en consommera. L’investissement total est d’environ 3,4 millions d’euros, avec une part importante de subventions attendue, entre 60 et 70%.

Une fois les activités sportives installées au nouveau pôle nautique, l’actuelle base d’eaux vives, équipement de la Communauté Urbaine d’Arras, pourra être entièrement tournée vers les activités de loisirs.

Six autres équipements « centre de préparation » pour Paris 2024

Cet été, huit communes de la Communauté Urbaine d’Arras ont reçu le label Terres de Jeux. 29 communes ont délibéré en faveur du projet porté par la Communauté Urbaine d’Arras. D’autres labellisations devraient suivre dans les prochaines semaines. Tout comme le futur pôle nautique, six autres équipements de qualité du territoire sont agréés, après candidature de la Ville d’Arras et de la Communauté Urbaine d’Arras, pour devenir centre de préparation aux Jeux olympiques et paralympiques d’été à Paris :

  • La salle Giraudon (badminton),
  • L’actuel stade d’eaux vives Robert Pecqueur (canoë-kayak slalom),
  • La salle Laura-Flessel (escrime et escrime fauteuil),
  • Le complexe Degouve (basket et basket fauteuil, boxe à la halle Tételin, athlétisme et para-athlétisme, rugby à sept au stade),
  • Le complexe tennistique des Grandes prairies,
  • La salle Beauffort (gymnastique).

Au début de l’année 2021, l’ensemble de ces sites seront répertoriés dans un catalogue en ligne à disposition de l’ensemble des délégations sportives mondiales. Les premiers entraînements dans le territoire pourraient se faire dès l’été 2021, et jusqu’en 2024. Une aubaine pour le Grand Arras et l’ensemble des communes de la Communauté Urbaine d’Arras. C’est une nouvelle marque de reconnaissance d’un territoire engagé pour le développement du sport et qui accueille déjà de nombreux athlètes de haut niveau. Qualifié de base arrière lors des JO de Londres, le Grand Arras sera base avant de Paris 2024.