Accompagnement renforcé de l’État, pour la relance et la transition écologique


La Communauté Urbaine d’Arras a signé, avec quatre intercommunalités voisines, un contrat de relance et de transition écologique. La vocation de ce CRTE : faciliter la concrétisation des projets des territoires au service de leurs habitant·e·s.

Droits photo Communauté Urbaine d'Arras, Valérie Laforge

Un engagement fort de l’État, pour soutenir 196 actions. Elles représentent 271 millions d’euros d’investissement estimé sur les six prochaines années ! Le contrat de relance et de transition écologique (CRTE) est mis en place par l’État dans le cadre de son plan de relance national en sortie de crise et avec la volonté d’accélérer la transition écologique. Il est un levier pour dynamiser les projets des élus locaux au bénéfice de la population. La Communauté Urbaine d’Arras a signé avec le Préfet son CRTE. Grande originalité, quatre autres collectivités voisines sont partie prenante du même contrat : les communautés de communes du Ternois, Osartis-Marquion, des Campagnes de l’Artois et du Sud Artois. Louis Le Franc, préfet du Pas-de-Calais, a souligné ce caractère exceptionnel : « Ce CRTE est le 13ème signé sur le département. Il couvre à lui seul 360 communes, sur les 890 communes que compte le Pas-de-Calais, et ainsi l’ensemble de l’arrondissement d’Arras. »

Les quatre communautés de communes et la Communauté Urbaine d’Arras ont de plus en plus l’habitude de penser ensemble les évolutions et le développement du territoire de l’arrondissement. Frédéric Leturque, président de la Communauté Urbaine d’Arras, le confirme : « Il a été facile de faire converger les thématiques qui nous rassemblent. C’est la première fois que l’arrondissement d‘Arras est inscrit dans une dynamique commune à ce niveau-là. Nous devons penser autrement ce territoire. Il occupe une place centrale dans la région Hauts-de-France. »

Trajectoire définie

Avec le CRTE, les élus proposent leurs actions en premier lieu. Puis ils en informent les services de l’État, dont le rôle doit être de faciliter l’aboutissement de ces projets, dans les meilleures conditions. Ainsi, bien que le contrat soit proposé par l’État, l’action part bien du terrain, des besoins de transformation du territoire et des attentes de la population entendues par ses élus locaux. Ces derniers ont défini une trajectoire d’avenir, sous forme de quatre grandes orientations stratégiques dans lesquelles sont inscrites les projets.

Quelques exemples des projets de relance et de transition écologique

Orientation 1 : assurer la préservation et la gestion intégrée des patrimoines naturels et urbains

  • Poursuivre les politiques de restauration naturelle et de préservation des vallées de la Scarpe, du Cojeul et du Crinchon, ainsi que de l’ensemble des cours d’eau de l’arrondissement d’Arras.
  • Prévenir les risques naturels, lutter contre l’érosion et le ruissellement.

Orientation 2 : conforter nos filières emblématiques et diversifier les moteurs économiques

  • Diversifier l’agriculture et faciliter les circuits courts de consommation en faveur d’une alimentation de proximité et de qualité.
  • Accueillir les projets d’implantations économiques liées à l’ouverture du canal Seine-Nord Europe et à la création de la plate-forme portuaire à Marquion.

Orientation 3 : Renforcer l’attractivité résidentielle via un habitat et des offres servicielles diversifiés et qualitatifs

  • Diversifier l’offre de logements afin de permettre à tout un chacun de trouver à chaque étape de la vie l’habitation qui correspond le mieux à ses besoins.
  • Améliorer l’accessibilité aux services publics pour tous.
  • Faciliter la rénovation énergétique des logements anciens.

Orientation 4 : décarboner et rationaliser les offres de mobilité selon plusieurs échelles

  • Expérimenter la gratuité des tronçons routiers sur les secteurs de l’A1/A26
  • Développer les mobilités actives.
  • Organiser au mieux les connexions structurantes au niveau régional.
  • Mener le projet de pôle d’échange multimodal « Master plan » du quartier de la gare à Arras.

Concernant plus particulièrement la Communauté Urbaine d’Arras, sa contribution au Contrat de relance et de transition écologique représente plus de 120 opérations pour un investissement total estimé de plus de 200 millions d’euros. Ces opérations touchent aux grandes politiques publiques (mobilité, emploi, habitat, environnement, cadre de vie, solidarité…) menées pour le quotidien des habitantes et habitants des 46 communes de la Communauté Urbaine d’Arras.

Les signataires de gauche à droite : Pierre Georget président de la Communauté de communes Osartis-Marquion, Michel Séroux président de la Communauté de communes des campagnes de l’Artois, Frédéric Leturque président de la Communauté Urbaine d'Arras, Louis Le Franc préfet du Pas-de-Calais, Jean-Jacques Cottel président de la Communauté de communes du Sud Artois, Marc Bridoux président de la Communauté de communes du Ternois. Photos droits Communauté Urbaine d'Arras, Valérie Laforge