Masques du cœur, poursuivons la belle mobilisation !


Vous aussi, faites partie des bénévoles, pour coudre des kits de masques préparés par la Communauté Urbaine d’Arras. Les masques réalisés sont destinés aux habitants du territoire en situation de fragilité. Témoignages d’Axelle, de Brigitte et d’Emmanuelle.

Une cinquantaine d’agents de la Communauté Urbaine d’Arras se sont portés volontaires et se succèdent à l’atelier de découpe qu’elle a organisé, à la Citadelle d’Arras. Le but de cet atelier : préparer des carrés de tissus et des élastiques pour des kits de masques prêts à être assemblés, avec le mode d’emploi. Pour les coudre, la Communauté Urbaine d’Arras a lancé un appel à la population. Grâce aux couturières et aux couturiers bénévoles déjà mobilisés, plus de 10 998 masques sont en cours de confection, dont 6 910 ont déjà été restitués à la Communauté Urbaine d’Arras en vue de leur distribution future aux personnes vulnérables.

« Plus on sera nombreux, plus vite on avancera. »

Parmi les couturières et les couturiers qui ont répondu à cet appel, Axelle est en classe de 1ère professionnelle « métiers de la mode » : « La couture est une passion. À la maison, je suis équipée d’une machine à coudre et d’une surjeteuse. » Séverine, sa maman, précise qu’Axelle et elle ont eu conscience du manque de masques pour les personnels soignants dès le début du confinement : « Ma fille reçoit notamment des soins infirmiers car elle est porteuse de handicap. » Disposant d’un peu de tissu, Axelle a confectionné environ 200 masques à leur attention. « J’ai commencé comme ça, pour m’occuper. Ensuite l’action masques du cœur de la Communauté Urbaine d’Arras a été annoncée. »

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En y participant, Axelle a assemblé soixante masques supplémentaires. Elle passe 2 à 3 heures par jour à coudre, outre les cours du lycée à distance et ses soins. Sa maman s’est elle-même mise à coudre : « Rien de sorcier, avec les kits tout prêts ! Nous en parlons autour de nous. Une voisine à laquelle nous avons donné un peu d’explications assemble également les masques en tissu. Et plus on sera nombreux à coudre, plus vite on avancera. »

« Ils sont bien faits, et réutilisables. »

L’entraide entre voisins fait partie du quotidien de Brigitte, qui réside en appartement à Saint-Nicolas-lez-Arras. Couturière occasionnelle, elle s’est proposée pour l’action « masques du cœur » de la Communauté Urbaine d’Arras, dès qu’elle en a eu connaissance via les réseaux sociaux. Bernard, son époux, lui apporte une bonne aide. « À deux, nous avons assemblé 260 masques en 15 jours. La mise en route est rapide, ce n’est pas compliqué. On peut demander autour de soi pour partager une machine à plusieurs. Si plus de monde s’y met, le nombre de masques réalisés peut vite monter. Ils sont bien faits, et réutilisables. »

Droits photo Franck Leclercq - Ville de Saint-Nicolas-lez-Arras

Brigitte et Bernard sont retraités et avaient l’habitude de voyager sur les routes de France : « Dans la situation actuelle, nous avons du temps chez nous, à donner aux autres. C’est une bonne chose que les masques en tissu soient destinés aux personnes en difficulté. » Avant d’être porté, le masque en tissu réutilisable doit être lavé. Une fiche d’utilisation et une fiche d’entretien seront jointes aux masques.

« Le tuto est clair. »

Professeure dans le secondaire, Emmanuelle pratique la couture pour le plaisir et les loisirs. Une fois accomplie sa journée d’enseignement à distance, elle se met à coudre : « Pas besoin d’une machine sophistiquée, la mienne est toute simple. Selon son expérience, on mettra plus ou moins de temps à assembler les masques, mais il n’y a pas de difficultés particulières et le tuto des kits est clair. » L’un de ses fils est infirmier à l’unité Covid et elle a auparavant participé à l’opération « des surblouses pour l’hôpital ». Elle est également sensibilisée par son autre fils, au contact du public par son travail dans la distribution. « J’ai confectionné des masques pour mes proches, famille et amis, en suivant la norme Afnor. C’est la même pour les maques de la Communauté Urbaine d’Arras. Ses kits permettent de gagner du temps pour coudre, sans le problème de trouver la matière première dont les élastiques. » Pour Emmanuelle, la solidarité est plus que jamais nécessaire en cette période : « Les masques en tissus bien conçus ont des vertus reconnues. Le droit à la protection doit être le même pour tout le monde, quels que soient ses moyens. »

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À vos kits, prêts, cousez !

Pour préparer les kits de masques à coudre, la Communauté Urbaine d’Arras a acheté 2 228 m de longueurs de tissu, 1 000 mètres de rubans et près de 20 km d’élastiques ! Elle s’est fournie notamment auprès d’enseignes du territoire : Michel et ses tissus, Arras Broderie Couture, Doriane couture, Mercerie Hollande.

Les jours, horaires et lieux pour retirer les kits, puis déposer les masques une fois cousus :

  • Lundi 18 mai de 14h30 à 15h30, Espace François Mitterrand à Achicourt
  • Mardi 19 mai de 9h30 à 10h30, Centre social et culturel Chanteclair à Saint Nicolas
  • Mercredi 20 mai de 14h30 à 15h30, CASA Jean Jaurès Avenue Jean-Jaurès à Arras
  • Vendredi 22 mai de 9h30 à 10h30, Centre social Chico Mendès à Beaurains et de 14h30 à 15h30, Maison de services et de proximité (MSP) Marie-Thérèse Lenoir Rue Péguy à Arras

Membres du club C Créa Couture de Saint-Nicolas-lez-Arras, Danièle, Chantal, Nicole, Véronique, Martine, Mylène et Christine ont fabriqué ensemble 400 masques pour la Communauté Urbaine d’Arras. Elles ont tenu à offrir les élastiques.

Cinq des sept membres du club de couture, qui ont cousu ensemble des kits de masques. Droits photo Franck Leclercq - Ville de Saint-Nicolas-lez-Arras

Masque alternatif : comment le porter, le retirer, le laver ?

Le port du masque grand public est préconisé dans certaines situations pour se protéger et protéger les autres. Il ne se substitue en aucune manière au respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale.